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YouTube : viol, violences… le Youtuber Léo Grasset (DirtyBiology) est accusé par huit femmes

Si vous êtes un passionné de sciences ou que vous passer des heures sur YouTube régulièrement, vous connaissez probablement la chaîne DirtyBiology. Aujourd’hui, on apprend à travers un long article de Mediapart que le Youtuber derrière celle-ci, Léo Grasset, est mis en cause par plusieurs femmes pour des faits de violences sexuelles et psychologiques, mais également de viol. Pour l’instant, il ne s’agit cependant que de témoignages, aucune plainte n’ayant été déposée auprès de la justice. 

Léo Grasset, un youtuber à succès mis en cause par huit femmes

Si beaucoup voient encore en YouTube la plateforme qui permet d’écouter de la musique et de regarder des jeux vidéo, celle-ci propose en réalité une infinité de contenu différents. Pour les scientifiques en herbe, il existe notamment de nombreuses chaînes de vulgarisation telles que DirtyBiology. Créée en 2014, celle-ci compte plus d’1,3 millions d’abonnés et son créateur, Léo Grasset, publie régulièrement des vidéos très appréciées sur des sujets extrêmement divers, comme “Pourquoi l’apnée est en théorie impossible”, “Les dinosaures ont-ils pu avoir des civilisations ?”, et bien d’autres sujets encore.

Si l’homme âgé de 32 ans rencontre un gros succès parmi les férus de vulgarisation scientifique, on apprend aujourd’hui via Mediapart que huit femmes le mettent en cause dans des affaires de violences diverses (psychologiques, sexuelles…), dont un viol. Avant d’aller plus loin, il est important de rappeler une nouvelle fois qu’à l’heure où nous écrivons ces lignes, aucune plainte n’a été déposée à l’encontre du YouTuber. Nous vous proposons donc, pour le moment, de nous attarder sur les détails de l’enquête menée par Mediapart, et sur les témoignages recueillis.

un cas de viol remontant à 2016

La victime présumée de viol par Léo Grasset, Lisa* (un faux nom pour conserver son anonymat), raconte (propos recueillis par Mediapart) avoir rencontré le vidéaste au milieu des années 2010, lorsqu’elle avait 18 ans. Le trouvant “sympa” et “charismatique”, elle se serait rapproché de lui, et les deux auraient fini par coucher ensemble à l’été 2015, puis à plusieurs reprises par la suite. Selon Lisa*, à l’époque déjà, le couple qu’ils formaient était particulier, Léo disparaissant régulièrement de sa vie avant de revenir par la suite.

Mais c’est une nuit juillet 2016 que tout dérape : Léo Grasset serait arrivé très en retard et fortement alcoolisé à un rendez-vous. La jeune femme refusant d’avoir des relations sexuelles, son petit-ami aurait tenté des caresses avant d’être repoussé. C’est là qu’il aurait “maintenu [Lisa*] avec ses mains autour de son cou”  et qu’il l’aurait “pénétrée avec des coups très forts”. En état de choc, celle-ci en aurait parlé à sa mère et à d’autres proches alors que sa santé mentale se dégradait, mais n’aurais jamais osé en parler publiquement, par honte et avant que le mouvement #MeToo libère la parole.

Sept autres mises en cause concernant des violences et un comportement problématique

Une comédienne proche de Lisa*, qui aurait rencontré Léo Grasset au Québec en 2017, affirme quant à elle que ce dernier aurait accusé Lisa d’être une “stalkeuse”, tout en s’exprimant : “Et moi je lui ai bien défoncé les muqueuses”, entre autres propos dégradants régulièrement tenus à son égard. Une forme de violence psychologique aux conséquences importantes.

Les propos du trentenaire ont en tout cas, selon toute vraisemblance, choqué dans sa sphère privée : “C’est fou de mesurer combien Léo a réussi à créer une bulle et à l’évincer. On s’est sentis extrêmement coupables d’être tombés là-dedans.”, déclare un autre vulgarisateur scientifique (propos relayés par Mediapart). De son côté, Léo Grasset se serait excusé auprès de Lisa* pour la nuit de juillet 2016 et aurait évoqué “une erreur de jeunesse”.

C’est à partir de 2020 que le regard de nombreux proches du vidéaste aurait changé à son sujet. Plusieurs femmes ayant eu des relations témoignent ainsi d’un comportement problématique, voire pire. Ayant accepté de témoigner sans anonymat, la youtubeuse Marine Périn (Marinette) explique qu’il aurait “beaucoup de mal avec la notion de consentement. Par exemple, crier le mot “arrête” ne l’empêche pas du tout de continuer”, évoquant une relation sexuelle datant de 2018, selon un message qu’elle avait envoyé à un proche pour lui parler du problème. 

Quant aux six autres femmes, elles évoquent des “violences psychologiques” ou un comportement “toxique”, Léo Grasset se montrant selon elles particulièrement possessif – voire imposant une situation “d’emprise” – avec des dizaines de messages par heure et un comportement très changeant, aboutissant souvent à des remarques sexistes et parfois à de violentes insultes. Evidemment, sur Twitter, les réactions sont nombreuses, et continuent de pleuvoir.

Leo Grasset était sans nul doute mon vulgarisateur préféré, un modèle de vie à suivre, inspirant. Je suis dévasté. Comme quoi l’effet de halo..

Un énorme soutient aux victimes. https://t.co/PcYyHQ7HBS

June 23, 2022

De son côté, l’intéressé n’a pas réagi publiquement pour le moment. Ses avocats ont simplement indiqué que “Monsieur Grasset se [tient] à disposition de l’autorité judiciaire dans l’hypothèse où celle-ci était saisie de ces allégations”. En attendant tout complément d’enquête, le YouTuber a le droit à la présomption d’innocence.



Reference-hitek.fr

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Rishabh Rajvanshi

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