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Vike («The Voice») : «Je ne m’attendais pas à ce qu’on me laisse autant de liberté»  

ENTRETIEN – Le talent de l’équipe d’Amel Bent participera ce soir, en direct, à la demi-finale du concours de chant de TF1. L’occasion pour lui de revenir sur le chemin parcouru et de se confier sur cette nouvelle étape.

Vike est déroutant. Humainement et musicalement. Ce chanteur âgé de 26 ans, d’une nature travailleuse, ressent constamment le besoin d’explorer pour mieux se chercher, se développer, et maintenant se trouver. S’il a été pendant un temps réticent à participer à «The Voice», le talent d’Amel Bent comprend que cette aventure «intense» est une véritable école où il se sent libre. Dans sa musique, l’émotion se porte et se transmet. Son envie de bien faire est dédiée à la musique et non à son image. Vike est avant tout là pour «faire de la bonne musique et se faire kiffer». Cela s’est ressenti dès son audition à l’aveugle où il a interprété
i love youde Billie Eilish mais aussi dans la suite de l’aventure avec Ne me quitte pas de Jacques Brel.

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Sa coach aussi est un véritable moteur. Amel Bent ne le ménage pas, elle croit en lui et n’hésite pas à le pousser dans ses retranchements. Lors des cross battles, sa reprise intense de Seven Nation Army du groupe The White Stripes, ne lui avait pas permis de se qualifier et Amel Bent l’avait repêché. Pour l’étape suivante des Super Cross Battles, Vike a proposé un arrangement du titre emblématique de Christophe, Les Mots Bleus. La rencontre avec le public se fait et il se qualifie pour la demi-finale. Ce soir, Vike s’attaque à la chanson de Serge Lama, Je suis malade dont il proposera une version qui lui ressemble.


LE FIGARO. – Comment vous sentez-vous pour cette demi-finale en direct?

Vike. – Je suis content. Le stress n’est pas encore monté. Je ne suis pas un stressé de nature mais je peux facilement ressentir les angoisses des gens qui m’entourent. Pour l’instant, nous travaillons beaucoup et tout se passe bien, donc je me sens bien.

Pourquoi avoir choisi le titre de Serge Lama, Je suis malade ?
Au début, c’est Amel Bent qui m’a proposé ce titre. J’étais un peu réticent car je ne la connaissais pas bien et n’arrivais pas à me projeter. D’autant plus que je pensais à la version de Lara Fabian que je considère assez intouchable. Toutes les reprises finissent par être de pâles copies (rires). Mais Amel Bent s’est montrée très insistante , donc je lui ai fait confiance. En faisant des tests,des arrangements, il y a eu un vrai déclic avec cette chanson. L’idée est de la revisiter complètement différemment et de me concentrer sur l’émotion pure de la chanson me parle. C’est hyper brut comme titre.

Comment travaillez-vous avec les équipes de «The Voice» pour proposer vos arrangements musicaux?
Une fois que la chanson est validée, je produis, fais une maquette et travaille de chez moi. Dès que je ressens un feeling, je persévère. Une fois que j’ai terminé j’envoie le rendu aux musiciens puis à Olivier Schultheis et nous en discutons jusqu’à trouver la version qui nous plaît.

Pensez-vous que votre facette de musicien est un avantage dans cette compétition?
C’est un peu compliqué à dire. D’un côté c’est «The Voice», nous sommes jugés sur nos performances vocales et sur la voix. En même temps, être musicien m’aide à mieux ressentir et exprimer mes émotions,

Comment s’est passée cette semaine de répétitions avant ce soir?
Nous avons eu des journées assez chargées. Entre les coachings solo, ceux en groupe, voir la mise en scène, les essayages, les répétitions en plateau, avec les musiciens… Il y a aussi des répétitions avec une coach vocale qui nous aide à fixer tous les défauts qu’on peut avoir sur les chansons et bien sûr, celles filmées avec Amel Bent, donc cela met pas mal de pression. Mais maintenant c’est le grand soir.

« Amel Bent a vraiment compris l’émotion que je voulais transmettre par la chanson »

Vike


Vous évoquez les répétitions filmées, diriez-vous qu’elles impactent votre travail?

On s’habitue. Cela n’impacte pas vraiment notre travail mais il faut se mettre dans des conditions différentes. Notre entrée, notre posture… Après, Amel Bent est très forte pour nous mettre à l’aise. Elle est habituée donc grâce à son naturel, on oublie les caméras et on se concentre sur la chanson.

Pourquoi aviez-vous choisi Amel Bent lors de votre audition à l’aveugle?
Au début, j’étais plus parti pour choisir Vianney mais Amel Bent a vraiment compris l’émotion que je voulais transmettre par la chanson. Cela m’avait beaucoup touché. Pour moi, si elle était capable de cerner ça, elle pouvait m’aider tout au long de l’aventure.

Lors des Cross Battles, votre coach vous a sauvé en vous incitant à revenir dans un registre d’émotion…
Pour revenir sur la Cross Battle, Amel et moi avions discuté de Seven Nation Army. Ce titre me permettait de sortir du registre mélancolique, pour proposer quelque chose de plus énergique. Si ma coach pense que mon élimination était liée au choix de la chanson, avec du recul, je pense qu’il s’agissait plutôt de la prestation et son rendu. L’arrangement manquait de rythme. J’aurais pu mieux faire. Pour les Super Cross Battle, le directeur artistique m’a proposé Les Mots Bleus de Christophe. J’avoue avoir confondu cette chanson avec une autre, alors au début je n’étais pas emballé. Finalement en l’écoutant, plein d’idées sur les arrangements ont fusé.

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Comment avez-vous vécu l’épreuve d’après, les Super Cross Battles?
En termes de stress, pire que les Cross Battles. Je suis passé en dernier avec toute la fatigue accumulée. Pendant l’émission, j’étais un peu épuisé émotionnellement et physiquement. L’attente de 4 ou 5 heures, avec la chaleur, les caméras a été dure à vivre.

Était-ce une pression supplémentaire d’avoir été sauvé par Amel Bent à l’étape précédente?
Non pas vraiment. Je voulais bien faire et me donner à fond quoi que il arrive. Il ne fallait pas que je parte dans un esprit de «gagner pour gagner». Sinon c’est perdre l’essence de pourquoi nous sommes tous là: faire de la bonne musique et se faire plaisir.

Quelle a été votre réaction lorsque le public vous a qualifié pour la demi-finale?
C’était très cool. Mon but est de toucher les gens. J’étais soulagé que ce soit terminé et heureux d’aller aux lives pour montrer encore de nouvelles choses.

L’émotion définit votre identité musicale?
Je vois cela comme une force car j’ai l’impression de pouvoir transmettre beaucoup d’émotions dans des chansons qui sont un peu mélancoliques et tristes. Je suis un grand consommateur de musique triste. Même quand je suis de bonne humeur, j’en écoute. Cela fait partie de mon identité. Après est ce que cela me définit vraiment? Je ne pense pas. Il m’arrive d’écouter plein de sons blues, rock, jazz qui ont un sens sans pour autant être mélancolique.

Pourquoi avoir accepté de participer à «The Voice» en premier lieu?
Au début, je ne voulais pas trop faire cette émission. Pendant plusieurs années j’ai été contactée pour y participer et j’avais refusé. Je dois avouer que j’ai eu des a priori sur l’émission. Je ne voulais pas que cela me définisse en tant qu’artiste dans ma carrière. À l’époque, je ne souhaitais pas que l’on me découvre comme cela. Maintenant, je me rends compte que je n’étais surtout pas prêt. Pour participer à «The Voice» il faut avoir une identité musicale assez définie.

« ‘‘The Voice’’ est une vraie école. On apprend en huit mois ce que des artistes peuvent faire en deux ans »

Vike


Aujourd’hui, comment vous sentez-vous dans cette onzième saison du concours?

Très bien! Franchement, je ne m’attendais pas à ce qu’on me laisse autant de liberté que ce soit sur le choix des chansons ou les arrangements . Les équipes respectent à fond les maquettes que je propose et mon identité musicale. Pour moi c’est une vraie chance et un vrai plus.

Diriez-vous que «The Voice» vous a aidé en tant qu’artiste?
Clairement. «The Voice» est une vraie école. J’ai beaucoup évolué entre les premiers castings de l’émission et aujourd’hui. Tant sur le plan musical que sur le plan humain. Le fait de côtoyer des personnes comme Olivier Schultheis, un vrai arrangeur musical qui travaille pour valoriser ton identité, tes émotions. Les musiciens du programme sont des bêtes de scène, je suis vraiment reconnaissant. Je perçois «The Voice» comme un accélérateur de talents, on progresse très vite en très peu de temps. Tout est très intense mais le résultat est sans appel. On apprend en huit mois ce que des artistes peuvent faire en deux ans.

Racontez-nous votre expérience de tournée, «The Voice Ibis Tour»…
The Voice Ibis Tour a été une superbe expérience. Là aussi, j’ai appris beaucoup de choses, comme: comment jouer devant un public et interagir avec lui. C’est génial de se dire que les gens se déplacent pour venir nous voir et nous écouter jouer notre musique. J’avais déjà vécu quelques expériences de scènes, dans des bars ou scènes ouvertes mais là nous sommes partis pour un mois de tournée dans un contexte très professionnel. Je me sens plus à l’aise sur scène depuis.

Quels sont vos projets pour l’après The Voice?

J’aimerais écrire mes propres chansons, composer et faire un projet. Puis après, faire des concerts, de jouer en tournée. Mon but serait de me développer en tant qu’artiste. Je ressens le besoin de me trouver musicalement; même si je pense qu’un chanteur se cherche musicalement toute sa vie. Après grâce à «The Voice», j’ai réussi à me définir un peu plus, comprendre ce que je souhaite faire en musique. Je n’ai pas encore achevé cette quête mais je vais continuer d’explorer plein d’autres versions de moi-même par le biais d’autres choix musicaux avant de dire «Vike, c’est vraiment ça».

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Reference-tvmag.lefigaro.fr

About the author

Rishabh Rajvanshi

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