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Tops/Flops Toulon-Saracens : Carbonel en feu, Lozowski à la peine

Un ouvreur omniprésent et des ailiers virevoltants mais aussi un remplaçant qui passe au travers et une indiscipline criante… Retrouvez les Tops et les Flops de la demi-finale de Challenge Cup entre le Rugby Club Toulonnais et les Saracens (25-16).

Tops

Métronome, Louis Carbonel envoie le RCT en finale

C’est indéniablement l’homme fort du Rugby Club Toulonnais dans cette fin de saison. Auteur d’une nouvelle prestation remarquable, Louis Carbonel a mis les siens sur la voie de la finale de la Challenge Cup, en écœurant la défense des Saracens avec sa qualité de première passe mais aussi à la relance, où il a créé plusieurs brèches pour ses partenaires. Sérieux face aux perches (4/6, 10 points), le minot de Mayol l’a été tout autant dans son jeu au pied d’occupation. Alors que son départ pour Montpellier est d’ores et déjà acté, malgré la fronde de nombreux supporters, Mayol aura sans aucun doute toutes les peines du monde à oublier son joyau, formé au club et qui a une nouvelle fois été élu homme du match.

Gabin Villière fait parler ses jambes de feu

Finisseur hors pair, Gabin Villière s’est offert un doublé en bout de ligne pour envoyer le RCT au Vélodrome de Marseille, où il affrontera le Lou en finale le 27 mai prochain. Après un ballon de récupération et un gros travail de Louis Carbonel, l’ailier international inscrit une banderille dès la troisième minute, sur le premier temps fort du Rugby Club Toulonnais. Juste avant la pause (40e), il est à la conclusion d’une action collective de grande envergure où les troisième ligne Charles Ollivon, Sergio Parisse et Cornell du Preez ont fait parler leur science de la passe après contact. Intraitable sur ses appuis, Gabin Villière a aussi récupéré deux pénalités au grattage. Une prestation comme à son habitude depuis son retour du Grand Chelem des Bleus au Tournoi des six nations.

La défense du RCT n’a rien lâché

Quel travail réalisé par Franck Azéma depuis son arrivée en novembre dernier. À l’agonie en décembre où il culminait à la dernière place du Top 14, le RCT s’est métamorphosé en quelques mois pour devenir une forteresse imprenable, en course pour un titre européen et une potentielle qualification en phases finales du Top 14. Portés par une ambiance des grands soirs à Mayol, les Toulonnais se sont montrés intraitables devant leur ligne, n’encaissant qu’un essai casquette après un jeu au pied de dégagement contré de Baptiste Serin, converti par Ben Earl (15e). Malgré une succession de pénaltouches et de temps forts des Saracens dans leurs 22 mètres durant les 20 dernières minutes, la défense varoise a subi sans rompre, récupérant constamment des pénalités ou provoquant des en-avant anglais pour se dégager. Une semaine après sa victoire étriquée face aux London Irish en quarts de finale, le Rugby Club Toulonnais a sérieusement haussé son niveau de jeu pour poursuivre son rêve européen. Après trois titres consécutifs dans la grande Champions Cup (2013, 2014, 2015), les Rouges et Noir ont à cœur de renouer avec le glorieux passé et s’adjuger le seul titre qui manque à leur palmarès.

Flops

Le calvaire d’Alex Lozowski

De retour chez les Saracens après une pige d’une saison à Montpellier, le trois-quarts centre anglais a vécu une soirée plus que compliquée sur la pelouse de Mayol. Remplaçant au coup d’envoi et rapidement entré en jeu après la sortie sur blessure précoce de Max Malins (17e), Alex Lozowski a commis trois en-avants de passe en couverture et constamment subit la pression varoise. Le symbole des difficultés des Saracens à trouver la faille lors de cette demi-finale.

Les Saracens ont perdu de leur superbe

Mastodonte du rugby européen et vainqueurs à trois reprises de la Champions Cup ces dernières années (2016, 2017 et 2019), les Saracens sortent par la petite porte de la Challenge Cup. Malgré ses joueurs de gala – Owen Farrell, Mauro Itoje, les frères Vunipola, Eliott Daly ou Jamie Georges pour ne citer qu’eux -, les Anglais ne sont jamais parvenus à mettre en place le rouleau compresseur de leur jeu d’avants. Imprécis dans le dernier geste et fébrile en défense, comme l’atteste le festival de Juita Waniqolo qui a mystifié quatre défenseurs anglais pour le troisième et dernier essai toulonnais, les Sarries ont bu la tasse en terre varoise.

L’indiscipline de Toulon aurait pu lui coûter cher

Seule fausse note de la prestation majuscule des Toulonnais, les nombreuses fautes sifflées à leur encontre par l’arbitre irlandais Andrew Brace. Pénalisés à quinze reprises contre seulement cinq pour les Saracens, les coéquipiers de Charles Ollivon ont offert de précieuses munitions à, leurs adversaires, qui ne sont toutefois parvenus que trop rarement à les conclure. Parti à la faute à trois reprises en mêlée fermée, Beka Gigashvili a été mis au supplice par Mako Vunipola dans ce secteur tandis qu’Eben Etzebeth a été pénalisé deux fois dans les airs, sur des lancers en touche. Des errements qu’il faudra gommer lors de la finale face au Lou.

Reference-www.lefigaro.fr

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Rishabh Rajvanshi

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