News

Réchauffement climatique: La Suisse perdra 95% de sa masse glaciaire d’ici la fin du siècle

Publié

Fonte inéluctable des glaciers, montée du niveau des mers, problèmes d’approvisionnement en eau potable… Le secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale n’a pas caché son pessimisme sur l’avenir de la planète. 

La disparition des glaciers entrainera une diminution du débit des rivières et affectera l’approvisionnement en eau potable des villes, un des plus gros problèmes liés au réchauffement climatique. (Sur la photo, le glacier d’Aletsch en Valais)

20min/Simon Glauser

Dans une interview accordée à l’agence de presse autrichienne APA, relayée par le «Tyroler Tageszeitung», le secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) Petteri Taalas n’a pas caché son pessimisme sur les conséquences du réchauffement climatique. Il a déploré la fonte inéluctable des glaciers, «qui «continuera pendant des siècles», et la «montée du niveau de la mer», malgré «que les gouvernements luttent courageusement contre le changement climatique».

D’ici à la fin du siècle, en Suisse par exemple, «il ne restera plus que 5% de la masse glaciaire actuelle», a-t-il estimé. En Autriche, c’est l’entier des glaciers qui disparaîtra. 

Petteri Taalas a donné cet interview dans le cadre du dernier bulletin sur le climat de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) des Nations unies, publié le 10 mai, selon lequel «il existe un risque de 50% d’un dépassement du seuil de 1,5 °C au cours des cinq prochaines années».

Des villes à déplacer

Parmi les conséquences drastiques du réchauffement climatique: la montée du niveau des mers. Certaines villes seraient si affectées qu’elles risquent d’être déplacées, à l’image de Londres. Les Pays-Bas, se trouvant déjà en partie sous le niveau de la mer, «lutteront désespérément contre la hausse des eaux», tout comme le Bangladesh d’ailleurs ou encore les États insulaires du Pacifique. D’autres villes, comme Los Angeles ou Copenhague, également situées sous le niveau de la mer – qui devrait s’élever de dix à trente mètres – en souffriraient. Des mégapoles en Asie seraient également menacées. «Il faudra des adaptations majeures pour reconstruire ces villes sur des sites plus éloignés dans les terres», a alerté Petteri Taalas. 

Il évoque également le problème de l’approvisionnement en eau potable, conséquence logique de la disparition des glaciers puisque le débit des rivières diminuerait. «Le problème de l’eau est le plus gros problème: en aurons-nous assez pour l’agriculture et les populations?» La production d’électricité serait également menacée. Pour imager ses propos, il cite les grands fleuves de l’Inde et de la Chine s’alimentant des glaces himalayennes. Il en va de même pour les glaciers des Andes au Pérou ou les Rocheuses aux États-Unis.

Refroidir la planète. Vraiment?

Pour le secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), les moyens technologiques efficaces pour éliminer activement le dioxyde de carbone de l’atmosphère manquent. Il évoque alors la possibilité de refroidir la planète. Comment? En répandant des cendres dans la stratosphère. Est-ce réaliste? «Ce serait possible. Nous aurions besoin pour cela d’environ dix milliards de dollars par an», a-t-il déclaré, avant d’ajouter qu’une telle solution serait «très risquée». Outre le fait que la Terre deviendrait «un peu plus sombre, il risque d’y avoir des pluies acides partout».

Les efforts politiques

Petteri Taalas n’a pas manqué d’évoquer les efforts politiques des différents gouvernements pour freiner le réchauffement climatique. Selon lui, la conférence sur le climat de Glasgow a été la «deuxième plus réussie» après celle de Paris, avec des gouvernements qui ont réellement reconnu le problème. «Les chefs d’État ont prononcé des discours forts. On aurait dit Greenpeace il y a dix ans».

Il souligne également les efforts des entreprises et leur envie de «faire partie de la solution». Il espère que la prochaine conférence sur le climat qui se tiendra en Egypte, en novembre, se concentrera sur les étapes à suivre pour atteindre l’objectif d’un réchauffement maximum de 1,5 degré.

Si l’humanité est capable de «prendre des mesures assez drastiques pour protéger les gens contre le Covid», elle pourrait en faire de même pour sauver le climat. 

(kaa)



Reference-www.20min.ch

About the author

Rishabh Rajvanshi

A casual guy with no definite plans for the day, he enjoys life to the fullest. A tech geek and coder, he also likes to hack apart hardware. He has a big passion for Linux, open source, gaming, and blogging. He believes that the world is an awesome place and we’re here to enjoy it! He’s currently the youngest member of the team. [email protected]

Add Comment

Click here to post a comment