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Malgré les turbulences, les avions feront le plein de passagers cet été

L’été de la revanche des vacanciers est-il en train de virer au cauchemar pour les passagers des compagnies aériennes ? Alors que le trafic des aéroports dans de nombreux pays dont la France connaît un rebond spectaculaire depuis les vacances de printemps, les récits de scène de chaos et d’annulations de vols fleurissent sur les médias sociaux.

Lundi dernier, l’aéroport de Bruxelles-Zaventem a dû annuler tous les départs de la journée, du fait d’une grève des personnels de sécurité, laissant au sol quelque 30.000 passagers. Le même jour, Easyjet annonçait une réduction de son programme d’été, représentant plusieurs milliers de vols, après plusieurs week-ends chaotiques dans les principaux aéroports britanniques.

Appels à la grève

Aux files d’attente interminables s’ajoute la multiplication des mots d’ordre de grève , visant notamment les compagnies low cost européennes. Chez Ryanair, huit syndicats de personnels de cabine (PNC), dont le SNPNC en France , ont lancé un appel à une grève européenne, en Belgique, au Portugal, en Italie, en Espagne et en France (les 25 et 26 juin). Des préavis de grève ont également été déposés chez Easyjet en Espagne, chez Volotea en Italie, chez Brussels Airlines en Belgique et chez SAS en Scandinavie.

En France, les contrôleurs aériens du centre d’Aix-Marseille sont invités par un syndicat, à cesser le travail les 25 et 26 juin, ainsi que du 30 juin au 1er juillet, avec des retards et des annulations de vols à prévoir.

Une situation qui n’a rien de catastrophique

Pourtant, en dépit de cette litanie de problèmes, la situation générale n’a, jusqu’à présent, rien de catastrophique. Au contraire ! Le trafic aérien européen poursuit sa remontée en puissance, avec près de 30.000 vols par en moyenne en juin, soit 85 % du niveau de juin 2019. Et les annulations restent proportionnellement très limitées.

Pour preuve, la courbe du trafic aérien européen, établie semaine après semaine par Eurocontrol, ne montre aucune divergence notable comparée à la même période de 2019. Si ce n’est que le trafic est encore inférieur de 10 % à 15 % à celui de 2019. Et rien n’indique que cette courbe va s’effondrer. Selon l’entreprise OAG , qui compulse les programmes de vol des compagnies aériennes, l’offre de sièges des transporteurs européens a continué d’augmenter semaine après semaine. Elle est déjà deux fois supérieure à celle de juin 2021.

Des annulations faibles en pourcentage

Les annulations de vols, bien que nombreuses et spectaculaires, restent très ponctuelles et limitées. Ainsi aux Pays-Bas, où les annulations ont représenté jusqu’à 11,2 % des vols durant la journée noire du 4 juin, la moyenne pour le mois de mai est de 2 %, selon OAG. Même chose au Royaume-Uni, où les annulations de vol n’ont représenté en moyenne que 1,2 % du programme en mai, malgré une pointe à 4 % sur une journée.

La situation est encore meilleure en France, avec seulement 0,6 % de vols annulés du 1er mai au 5 juin, malgré un pic à 2,9 % début juin. Ce qui est peu comparé au volume des sièges offert. Entre le 13 et 20 juin, l’offre de sièges au départ des aéroports est passée de 2,19 à 2,2 millions de sièges par semaine. Plusieurs appels à la grève chez les low costs, ainsi que dans les aéroports parisiens, ont eu un impact finalement été très limité, même si plusieurs milliers de voyageurs ont pu en faire les frais.

Pas de réduction de programme chez Air France

Chez Air France, l’offre de sièges au 20 juin atteignait ainsi 90,3 % du niveau record de 2019, soit plus d’un million de sièges par semaine. La compagnie, qui assure plus de 1.000 vols par jour, n’envisage pas de réduire son programme. « Nous avons des appels de client inquiets de savoir s’ils pourront partir cet été, indique-t-on chez Air France. Pourtant, jusqu’à présent, cela se passe plutôt bien. Nous n’avons pas réduit notre programme de vols et nous prévoyons toujours d’assurer 90 % de l’offre de l’été 2019 ».

Ryanair, 1ere européenne à plus de 3.000 vols par jour

Chez Ryanair , la progression est même encore plus spectaculaire. L’offre de low cost – 3,82 millions de sièges par semaine – est supérieure de 24,5 % à celle de juin 2019. Ryanair est même devenue la première compagnie européenne à franchir le seuil des 3.000 vols par jour, le 22 juin dernier. Et elle continue de rajouter des vols. Sa rivale d’Europe centrale Wizz Air aligne 29,5 % de sièges en plus qu’avant le Covid.

Les avions seront donc bien au rendez-vous de l’été. Mais les clients devront certainement réapprendre à patienter. Car les retards sont eux aussi en plein essor dans le ciel européen, avec en moyenne 1.800 heures de retards cumulés par jour en juin. Ce qui n’a toutefois rien d’extraordinaire. En 2018, ils avaient représenté une durée cumulée sur douze mois de… 34 ans.

Reference-www.lesechos.fr

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Rishabh Rajvanshi

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