News

Ligue 1 : Monaco double Marseille, Bordeaux n’a plus d’illusions

Tout se jouera donc la semaine prochaine. Il faudra patienter encore un peu, jusqu’à samedi prochain et la dernière journée de Ligue 1, pour savoir qui accompagnera le PSG en Ligue des champions et qui glissera en Ligue 2. Alors que les partenaires de Kylian Mbappé effectuaient une promenade de santé dans un match sans enjeu à Montpellier (0-4), les buts et rebondissements se sont multipliés sur les autres pelouses de Ligue 1.

Marseille tremble pour la Ligue des champions

La lutte pour les places européennes s’annonçait palpitante, captivante. Elle l’a été. Et, à une semaine des verdicts, le grand perdant de la soirée s’appelle Marseille. Dominés à Rennes (2-0), dans un choc entre concurrents directs pour le second ticket pour la Ligue des champions, les joueurs de Jorge Sampaoli ont réalisé la mauvaise opération de la 37e journée. Depuis plusieurs semaines, ils multiplient échecs et désillusions (ils ont été battus en demi-finale de la Ligue Europa Conférence par Feyenoord début mai). La dernière en date ce samedi où, défaits en Bretagne, ils ont vu Monaco les déloger de leur place de dauphin du PSG.

« C’est dur de perdre la 2e place, surtout qu’on a été 2e toute la saison donc ça fait un peu mal ce soir, confiait Sampaoli. Maintenant cela ne dépend plus de nous. Mais il reste ce dernier match déterminant au Vélodrome (…). On a été dépassé surtout sur les actions sans ballon. Et quand on a eu le ballon, on a manqué de précision (…). On n’a pas été au niveau qu’on espérait. Les Rennais ont été meilleurs dans les duels, meilleurs sur les deux surfaces et plus efficaces. »

Des Monégasques intenables, irrésistibles, depuis des semaines qui enregistrent leur neuvième succès de rang. Après avoir été menés 0-2 par Brest, ils ont renversé la situation en quelques minutes grâce à l’inévitable Wissam Ben Yedder (4-2). L’attaquant international français a lui inscrit un triplé en 11 minutes. Avec ses 22, 23 et 24es réalisations, il se rapproche de Kylian Mbappé, leader du classement des buteurs avec 25 buts.

À égalité de points, Monaco, qui se déplace à Lens (7e) la semaine prochaine, possède l’avantage au goal-average sur Marseille, qui recevra Strasbourg (5e). « On n’a pas bien commencé, les joueurs étaient trop crispés mais on y a toujours cru, savoure Philippe Clément, coach monégasque. Sans y croire, tu ne peux pas faire quelque chose de spécial. Il y a quelques mois, on aurait perdu ce match et lâché à 0-2. On a une grande finale samedi. On n’a rien à perdre. Et, pour la première fois de la saison, on pourra regarder durant les 10 dernières minutes ce que font les autres, pour savoir comment faire. Ce soir, j’avais demandé à tout le monde de ne jamais connaître les résultats des adversaires avant la fin. Et je dois être honnête, certains résultats m’ont fait plaisir. »

« On a su être patients, tranquilles, calmes, sûrs de nos forces, explique Wissam Ben Yedder. Maintenant, il faut enchaîner sur le dernier match. Cela fait maintenant 9 victoires consécutives. Il en manque une. Depuis le Paris SG, on enchaîne. On est sereins, sûrs de nos forces. Mais rien n’est jamais fini. On veut la deuxième place. On a notre destin en main. On va essayer de tout mettre en place pour gagner ce match.»

Quatrième avec une différence de buts nettement favorable à ses adversaires, Rennes peut encore espérer accrocher la 3e place, synonyme de tour préliminaire pour la prestigieuse compétition continentale. « Maintenant il reste un dernier match à bien finir, prévient Bruno Génésio, coach de Rennes… On n’attend aucun cadeau de Lille. Le championnat est très incertain depuis le début, avec des résultats parfois très improbables. Ça va être une superbe dernière journée, même si on aurait aimé que cela soit réglé plus tôt. »

L’autre perdant de la soirée dans la course à l’Europe s’appelle Nice, battu sur sa pelouse par Lille (1-3), l’ancien club de Christophe Galtier. Les Aiglons sont désormais 6e.

Bordeaux un pied en Ligue 2

Dans le bas du tableau aussi la soirée a tenu ses promesses. Ils étaient quatre avant la journée à être sous la menace d’une relégation en Ligue 2. Ils ne sont plus que trois. Dans le match de la peur, Lorient (17e) est allé cherche le match nul chez la lanterne rouge Bordeaux (0-0). Un point, un tout petit point, qui permet aux Bretons de se mettre définitivement à l’abri.

« C’est un immense soulagement, oui, reconnaît Christophe Pelissier, coach de Lorient. Cette année, on est passé par tous les sentiments. Un très bon début de saison puis un trou noir et après il a fallu aller à la pêche aux points et ce n’est pas évident quand il n’y a pas la confiance. Cela a été les montagnes russes toute la saison, on n’a jamais aligné deux victoires de suite donc on s’est souvent mis sous-pression (…). À cinq minutes de la fin, j’ai appris que Saint-Étienne avait perdu, on a fermé les vannes. On obtient un maintien, vu le nombre de points, par la petite porte mais le plus important est que Lorient soit en Ligue 1, l’objectif est atteint. Les joueurs ont montré du cœur et des valeurs qu’il faut sur ces derniers matchs. C’est une saison plus dure à vivre que celle de l’an dernier. Bien sûr que je suis prêt à rempiler, je suis sous-contrat jusqu’en 2024. L’objectif est atteint et l’an prochain, il y aura quatre descentes, donc on doit se préparer à ça. »

Pour les Girondins en revanche, si la relégation n’est toujours pas officielle mathématiquement, il faudrait un miracle et un large succès digne d’un match de district pour éviter l’une des deux dernières places. Ils possèdent un handicap de 3 points et de 6 buts sur Saint-Étienne (19e, 31 pts) et 12 buts sur le barragiste Metz (18e, 31 pts). Leur maintien tient du mirage, de l’illusion d’optique. Après 30 ans en Ligue 1, le sextuple champion de France, monument du foot français, sera en Ligue 2 la saison prochaine.

« C’est un échec, une triste soirée et une saison très compliquée, souffle David Guion, entraîneur bordelais. On pense aux amoureux des Girondins… c’est une triste soirée… Mais je pense que sur la saison on mérite ce qui nous arrive ».

Saint-Étienne et Metz se disputeront la place de barragiste la semaine prochaine respectivement à Nantes et au PSG. « C’est la consternation qui prédomine, avoue Pascal Dupraz, coach de Saint-Etienne. Trop de joueurs n’ont pas les aptitudes athlétiques pour répondre aux exigences de la Ligue 1. Les joueurs ne lâchent pas mais il n’y a pas l’essence dans le moteur, ni la cylindrée. Après la consternation, il y a toujours cette force de m’accrocher et il reste encore trois points en jeu à Nantes où il faudra être pertinent. Il faut prendre des points, c’est ça la mission. Et ensuite, on regardera avec fébrilité ce qui se passera sur un autre terrain (Metz au Parc). Je n’ai pas abdiqué, c’est normal. A moi de faire que les joueurs n’abdiquent pas. »

Reference-www.leparisien.fr

About the author

Rishabh Rajvanshi

A casual guy with no definite plans for the day, he enjoys life to the fullest. A tech geek and coder, he also likes to hack apart hardware. He has a big passion for Linux, open source, gaming, and blogging. He believes that the world is an awesome place and we’re here to enjoy it! He’s currently the youngest member of the team. [email protected]

Add Comment

Click here to post a comment