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Eurockéennes de Belfort. Philippe Etchebest : “Ouvrir le festival, c’est un truc de dingue. Je suis comme un gamin !”

Philippe Etchebest, quel souvenir gardez-vous de votre premier passage sur le site des Eurockéennes, à l’été 2021 ?

« Je m’étais régalé ! Partager quatre morceaux sur scène avec les Cluzo (NDLR : le groupe The Inspector Cluzo), vivre ce moment avec eux, c’était génial. Et puis, j’ai découvert le site du Malsaucy, mais aussi les organisateurs des Eurocks avec lesquels c’était un plaisir d’échanger. J’ai été super bien reçu, le courant est vraiment bien passé. »

C’est une parenthèse pour moi, pour débrancher un peu de la cuisine

Philippe Etchebest

L’idée d’un come-back dès l’édition 2022, avec votre groupe « Chef & The Gang », s’est donc imposée assez rapidement…

« Tout à fait, et cette proposition, je ne pouvais pas la refuser. C’est un truc de dingue ! Quand j’ai demandé aux copains, à Bordeaux : “Vous faites quoi le 30 juin ?”, et que j’ai enchaîné en disant qu’on jouait aux Eurockéennes, il y a eu un petit blanc, un moment de silence, et puis… ils m’ont dit d’arrêter mes conneries [rires]. C’est quand même improbable. »

Comment ça ?

« À la base, on est un groupe de potes qui a fait un délire un jour en jouant devant mon restaurant à Bordeaux, pour la fête de la musique. Et puis, on s’est retrouvé avec 7.000 personnes face à nous, et d’une déconnade au départ, ça devient une incroyable aventure. C’est aussi un vrai challenge, surtout pour moi, car jouer de la batterie, ce n’est évidemment pas mon métier. C’est un loisir, une parenthèse que je m’offre pour débrancher un petit peu de la cuisine. Et puis, surtout, ça permet d’allier tout ça avec l’association des “Pompiers solidaires”, que je soutiens, et à laquelle on reverse les cachets de nos concerts. »

Aux Eurockéennes, une grosse pression vous attend car après trois ans d’attente, votre groupe va ouvrir le festival, le jeudi 30 juin  !

« Oui, et c’est une adrénaline hypermotivante pour nous. Ressentir ce sentiment de pression, c’est trop bien. De toute manière, je ne suis lassé de rien, je m’amuse de tout. À chaque fois que je découvre un nouveau truc, je suis comme un gamin, et je compte bien garder ça le plus longtemps possible. »

La bouffe, comme la musique, c’est fait pour rassembler

Comment s’est constitué votre groupe ?

« À la base, il y a pas mal de mecs avec lesquels je tournais des épisodes de Cauchemar en cuisine, et on a commencé à jouer ensemble comme ça. Ensuite s’est ajouté un comptable, puis Alex Jaffrey [NDLR : qui tient une chronique musicale dans Télématin], qui est hyperinvesti et s’éclate avec nous. Voilà, on est sept, même s’il en manque parfois quelques-uns car on a tous des activités par ailleurs. Mais pour les Eurocks, a priori… tout le monde a pu se libérer [rires]. »

Quels musiciens admirez-vous ?

« J’aime beaucoup Dave Grohl, le batteur de Nirvana, et Stewart Copeland, celui de The Police. Je suis aussi un fan inconditionnel des Beatles, et j’ai eu la chance, par ailleurs, de rencontrer un jour les mecs de ZZ Top à Bordeaux. C’était incroyable ! »

Depuis 2021, les Eurockéennes se sont rapprochées de l’univers de la gastronomie, avec la venue de chefs étoilés pendant le festival. Cette connexion des deux univers, cela doit vous parler, non ?

« Ah, c’est sûr que je ne pourrais pas dire le contraire ! Mais vous savez, la bouffe, comme la musique, c’est fait pour rassembler. Il y a beaucoup de similitudes entre ces deux univers, qui relèvent de l’artistique. En cuisine, on compose avec des ingrédients, et en musique… c’est avec des notes. »

Reference-www.estrepublicain.fr

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Rishabh Rajvanshi

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