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Cinq mises en examen à Lyon pour le vol de 9 millions d’euros dans le braquage d’un fourgon blindé en 2020

Suspectés d’avoir participé au vol de 9 millions d’euros, lors de l’attaque d’un fourgon blindé perpétrée à Lyon, le 28 août 2020, trois hommes et deux femmes ont été mis en examen, vendredi 13 mai, au palais de justice de Lyon. Un montant de l’ordre de 150 000 euros en espèces a été retrouvé lors de plusieurs perquisitions effectuées dans la région lyonnaise par les enquêteurs de la brigade de répression du banditisme de la police judiciaire (PJ) de Lyon, et par l’office central de lutte contre le crime organisé. La PJ a aussi découvert un investissement dans des biens immobiliers à Dubaï, qui pourrait provenir du butin du spectaculaire braquage.

Parmi les cinq suspects déférés au juge d’instruction, figure Salim M., 34 ans, ancien convoyeur de fonds de la société Loomis, cible du braquage. L’homme a été mis en examen et écroué pour « vol à main armée en bande organisée », « association de malfaiteurs » et « blanchiment ». Il est soupçonné d’avoir facilité l’attaque alors qu’il pilotait le fourgon attaqué, selon les investigations de la police judiciaire. Discrétion et patience : pour ne pas avoir respecté ces règles élémentaires du grand banditisme, Salim M. a fatalement attiré l’attention pour ses dépenses inconsidérées. Motos, achat d’appartement à Villeurbanne (Rhône)… le passionné de culturisme a cristallisé les doutes que les enquêteurs avaient immédiatement eus sur lui.

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Dès le début des recherches, les policiers ont mentionné dans leurs rapports que le chauffeur du fourgon blindé avait « entamé mollement une marche arrière », au moment de l’assaut, peu avant 9 heures du matin, mené par un commando de « six à huit malfaiteurs ». Bloqué par deux fourgons utilitaires, dans une rue du 7e arrondissement de Lyon, le véhicule blindé était alors ouvert et délesté de ses 34 cartons, contenant un total de 9 millions d’euros en différentes coupures. Le fourgon et les deux utilitaires étaient incendiés sur place, alors que le gang repartait à bord de deux berlines, elles aussi incendiées par la suite, à Vernaison, au sud de Lyon. Le coup rappelle le casse du siècle du convoyeur Toni Musulin, en 2009, et ses 11 millions d’euros dérobés non loin des lieux de cette nouvelle attaque.

Double jeu

Les limiers de la PJ ont encore tiqué lorsque la version du chauffeur est entrée en contradiction avec d’autres témoignages. Salim M. était le seul à mentionner l’utilisation d’un cadre explosif, collé sur le pare-brise du véhicule par les assaillants, comme s’il devait justifier de sa docilité à ouvrir la porte latérale du véhicule. Autre surprise : le chauffeur avait insisté pour conduire cette tournée, prétextant un emploi secondaire de nuit, dans une discothèque. « A 8 heures du matin, toute l’équipe était prête au départ », s’est étonné un responsable de Loomis, peu habitué à une telle ponctualité chez le jeune chauffeur.

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Reference-www.lemonde.fr

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Rishabh Rajvanshi

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