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Cinéma : 12 biopics musicaux qui ont du coffre

C’est une déferlante de biopics qui s’empare de nos écrans depuis quelques années. Challenges souvent techniques de la part des interprètes comme des réalisateurs, les longs métrages doivent réussir à injecter un souffle nouveau dans l’histoire de personnalités souvent très populaires et adorées par leur public, sans pour autant dénaturer leur héritage.

« Elvis » de Baz Lurhmann, objet hors-norme sur le destin du King du rock’n’roll , sort aujourd’hui en salles et relève avec brio le défi imposé par le genre. D’autres films ont réussi à faire renaître des mythes du monde de la musique, leur passion et leur prestance. En voici douze, parmi des dizaines, qui promettent surprises et mélodies entêtantes.

« Amadeus » de Miloš Forman (1984)

Au début des années 80, Mozart fait l’objet d’un film à la hauteur de sa légende puisque la production de Miloš Forman rafle huit Oscars. Avant d’être dévoilée à nouveau, en 2002, enrichie de 20 minutes supplémentaires, pour dire toute la complexité du compositeur. Chef-d’oeuvre du genre, « Amadeus » est une incursion complexe, et non sans parti pris et liberté par rapport à la réalité, dans la vie du maestro et son art qui frôle parfois le métaphysique.

« Bird », de Clint Eastwood (1988)

Le mythe Charlie Parker revisité par la caméra de Clint Eastwood, cela donne un film poignant, maîtrisé, devenu une référence dans le monde périlleux du biopic. Ici, c’est la vie de ce jazzman visionnaire, jouant du saxophone avec une virtuosité sans égal, que le réalisateur s’emploie à raconter au fil d’un récit romanesque, où la vie tourmentée de l’artiste contraste avec ses envolées scéniques. Jonglant dans les coulisses entre la drogue et l’alcool, «Bird» se révèle complexe, plein d’aspérité et incarné avec brio par Forest Whitaker, qui recevra à Cannes le prix d’interprétation masculine.

« The Doors », d’Oliver Stone (1991)

Clivant les spectateurs à sa sortie, « The Doors » d’Oliver Stone s’attaquait, il faut dire, à un monument de la musique rock : Jim Morrison. Figure fantasque, empreinte de mysticisme, le légendaire leader des Doors est joué avec force par Val Kilmer, alors que le film se plonge sur les débuts de la formation. Poète, déjà guidé par une spiritualité venue de son enfance au Nouveau-Mexique, le musicien se révèle habité tout au long du biopic, aux côtés de la formidable Meg Ryan dans la peau de Pamela Courson, sa compagne. Le film, non sans défaut, est à l’image du personnage qui l’inspire : insaisissable, fougueux et terriblement créatif.

« 8 Mile », de Curtis Hanson (2002)

Un biopic interprété par l’artiste lui-même. Et un raz-de-marée à sa sortie pour Eminem, qui retrace au cours de cette fiction fiévreuse sa vie d’adolescent à Détroit et son ascension au sein du milieu très fermé du rap. Ici, le personnage ne porte pas son nom – Marshall Bruce Mathers III -, mais Jimmy Smith Jr. est sans cesse confronté à des déboires familiaux, professionnels et sentimentaux, alors qu’il peine à trouver sa place entre entre la banlieue blanche et les quartiers noirs de sa ville, séparé par une ligne de démarcation que l’on nomme 8 Mile Road. Gagné par le trac sur scène, manquant de confiance à lui, il livre un récit initiatique et flamboyant, porté par un tube mondial, « Lose Yourself », devenu l’un des plus gros succès de sa carrière et couronné d’un oscar.

« Ray » de Taylor Hackford (2004)

Tableau captivant sur la vie du chanteur et compositeur aveugle, « Ray » de Taylor Hackford est une vraie réussite. Autant par son casting valant à sa sortie un Oscar à Jamie Foxx, qui prête ses traits au prodige, que par sa bande-son ponctuée de classiques que l’on se plait à redécouvrir. De ses débuts modestes à son accès à la renommée internationale, le biopic fait le récit d’un parcours hors norme et rend hommage à l’adversité du musicien au rythme du jazz et du blues.

« Walk The Line », de James Mangold (2006)

Véritable classique du cinéma, « Walk The Line » est un tourbillon musical, au coeur de la vie du chanteur de country Johnny Cash. On y redécouvre avec plaisir sa voix singulière, aussi profonde et noire que la nuit, et chantant la douleur de l’amour meurtri et la soif de survivre. Ses musiques, bouleversantes, pleines de vie, prennent aux tripes et ne ressemblent à rien qui ait jamais existé. Joaquin Phoenix et Reese Witherspoon nous scotchent dans cette saga sur l’amour, la mort, le péché et l’espoir. Le film de James Mangold, c’est la rencontre entre ces deux acteurs habités. Et c’est énorme.

« Control », d’Anton Corbijn (2007)

Présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, « Control » nous plonge dans le tourbillon musical qui s’est emparé de Manchester à la fin des années 1970. Et se concentre sur l’une des plus grandes légendes de la scène mancunienne : Ian Curtis, le chanteur de Joy Division, jeune homme romantique qui se pend, à vingt-trois ans, tétanisé à l’idée d’avoir perdu le « contrôle » sur sa vie. En insistant sur son tourment moral et sur sa condition d’épileptique, le film fait de Ian Curtis un héros dostoïevskien post-punk, sombrissime, rongé par des forces qui le dépassent.

« La Môme », d’Olivier Dahan (2007)

Un film sous forme de sacre pour Marion Cotillard. La Môme, c’est elle, dans ce film poignant sur la vie tourmentée d’Edith Piaf, de son enfance à la gloire, de ses victoires à ses blessures. Debout devant son micro, voûtée, presque chauve, l’actrice, dans l’un des rôles les plus forts, empoigne d’emblée le spectateur, et balaie toute réticence. Un portrait intime, sensible, non sans longueur et lourdeur, qui vaudra à Marion Cotillard son premier Oscar. Et deviendra un classique pour quiconque souhaite se plonger, au-delà des disques et des biographies, dans la vie de cette icone si bouleversante de la chanson française.

« Barbara », de Mathieu Almaric (2017)

Film-labyrinthe, le « Barbara » de Mathieu Almaric est un jeu subtil qu’il faut prendre le temps d’apprécier. Avec une Jeanne Balibar qui frôle l’illusion dans le rôle de la grande chanteuse, le réalisateur corse le défi en produisant un film dans un film. Proposition audacieuse, le biopic mêle séquences d’archives, enregistrements et interviews pour embrouiller le spectateur. Mais, malgré tout, la magie opère et livre un récit passionnant sur la création et la déconstruction.

« Bohemian Rhapsody », de Bryan Singer (2018)

Intense et immersif, le film sur la constitution du légendaire groupe de rock Queen est un véritable spectacle, porté par la performance enfiévrée de Rami Malek en Freddie Mercury. Efficace, « Bohemian Rhapsody » redouble de rythme et de souffle pour faire le portrait d’une ascension fulgurante et d’une chute tout aussi terrible. Une production ébouriffante, énorme succès au box-office mondial, qui culmine avec la reconstitution du Live Aid de 1985, une ode musicale à l’amour et la communion.

« Judy » de Rupert Goold (2019)

Se concentrant sur le versant londonien de la carrière de Judy Garland, alors sans le sou et obligé de se livrer à une série de concerts pour conserver la garde de ses enfants, « Judy » se révèle un biopic intime sur les blessures et les traumatismes de la chanteuse . Dans la peau de Judy Garland, Renée Zellweger dégage une émotion qui lui vaut un Oscar amplement mérité, parmi une pluie de récompenses. Multipliant les allers et retours dans le passé de la star, le film retrace les origines de son succès et ce qui l’a conduit à devenir cette frêle silhouette, dépendante aux amphétamines et aux somnifères. Un portrait criant de vérité de la chanteuse de « Somewhere Over The Rainbow » et de son destin hors-norme.

« Aline » de Valérie Lemercier (2020)

« Aline » n’est certainement pas un biopic comme les autres . En revisitant la vie et la carrière de Céline Dion dans la veine d’une vraie fausse biographie, Valérie Lemercier crée la surprise. Libérateur et aux antipodes des conventions du genre, le film est une bouffée d’air frais qui renoue avec les aspects les plus kitsch et humoristiques de la chanteuse québécoise. Passionnée de variété française et admiratrice de son modèle, Valérie Lemercier, réalisatrice et premier rôle, signe un portrait attachant et farfelu d’une superstar trop souvent dépréciée.

Reference-www.lesechos.fr

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Rishabh Rajvanshi

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