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Brigitte Bourguignon va quitter le ministère de la santé en pleine crise

Le résultat n’a pas manqué de provoquer la surprise. Brigitte Bourguignon, candidate de la majorité, a été battue sur le fil, dans la sixième circonscription du Pas-de-Calais, par son adversaire du Rassemblement national, Christine Engrand. Quelques dizaines de voix séparent les deux candidates. Comme le veut la règle appliquée sous la mandature, Mme Bourguignon, qui occupe le ministère de la santé et de la prévention depuis seulement 30 jours, devra donc quitter ses fonctions, alors que l’hôpital se trouve en pleine crise.

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A la veille d’un été très tendu, son successeur aura ainsi un dossier brûlant à prendre en main immédiatement : le maintien de l’offre de soins. Qu’il s’agisse des services d’urgences, dont plus d’une centaine au moins se retrouvent déjà obligés de fonctionner de manière dégradée, parfois avec des fermetures la nuit ou le week-end, mais aussi des autres services hospitaliers, dont le nombre de lits fermés ne cesse d’augmenter ces derniers mois, faute d’infirmières. Ou encore des maternités, sous haute tension en raison du manque de sages-femmes, sur de nombreux territoires.

Une nomination appréciée

Dans le monde de la santé, qui avait accueilli la nomination de Mme Bourguignon, le 20 mai, dans une neutralité bienveillante, la ministre a pu être appréciée pour son « sens de l’écoute », « sans tabou », ou encore sa « connaissance du secteur ». A son arrivée avenue de Ségur, l’ancienne ministre déléguée chargée de l’autonomie de 63 ans a ouvert un cycle de discussions avec les professionnels sur la crise des urgences et de l’hôpital. Dans le même temps, le président de la République a lancé une « mission flash » sur les urgences et les soins non programmés, confiée au professeur François Braun, du syndicat Samu-Urgences de France. Ses conclusions sont attendues début juillet. Une grande concertation, promise par Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, qui a érigé la santé comme l’une des « priorités » de son second quinquennat, est aussi promise durant l’été.

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Un tempo qui a néanmoins déjà provoqué l’incompréhension et la colère chez certains soignants : impossible d’attendre autant pour répondre aux difficultés qui s’annoncent sans précédent pour la période estivale. Des « premières mesures » ont finalement été annoncées par Brigitte Bourguignon dès le 8 juin, mais elles ont paru bien maigres. Il s’agit de réactiver le doublement de la rémunération des heures supplémentaires pour les soignants, tandis que les agences régionales de santé ont été sommées de « remobiliser les dispositifs territoriaux de gestion de crise » pour coordonner hôpitaux publics, cliniques privées et professionnels libéraux.

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Reference-www.lemonde.fr

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Rishabh Rajvanshi

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